from Nohô
On Friday 13 February 2026 at 15:55
Auteur photographe depuis trois ans et photographe depuis plus de vingt ans, Christophe Lebreton explore les traces laissées par l’humain dans les espaces urbains, tout en développant un travail artistique mêlant photographie, peinture et sculpture.
À travers son parcours atypique, il partage une vision sensible de l’art, nourrie par les rencontres, les galeries et une volonté forte de transmission. Sur Nohô, Christophe propose avant tout un temps d’échange, pour rendre le monde de l’art plus accessible et plus humain.
Je m’appelle Christophe Breton. Je suis auteur photographe depuis trois ans, mais photographe depuis une vingtaine d’années.
J’ai été photographe indépendant auparavant. J’ai commencé dans le domaine du sport, notamment le sport mécanique, puis, de fil en aiguille, je me suis retrouvé à faire de la photographie de studio : photo de famille, mariages, portraits, baptêmes, communions.
Il y a trois ans, j’ai passé le cap et pris le statut d’auteur photographe. J’avais déjà commencé à travailler la photo d’art, mais aussi la peinture et la sculpture, et je collaborais déjà avec des artistes. Aujourd’hui, c’est devenu mon activité principale.
J’ai commencé la photo en autodidacte. Ensuite, j’ai suivi une formation Educatel, en correspondance, pendant un an.
C’est surtout la pratique, les rencontres et le travail sur le terrain qui m’ont permis de construire mon regard et mon univers.
Je travaille beaucoup sur l’absence et sur les milieux urbains.
Tout ce qui est constructions, lieux vides, espaces dépouillés de présence humaine, mais où il reste toujours une trace : des tags, des affiches, une terrasse de café avec une tasse oubliée sur une table… quelque chose qui laisse penser que des gens sont passés avant.
C’est vraiment le cœur de mon travail photographique.
À côté de ça, je développe aussi un travail en peinture et en sculpture, un peu moins présent pour le moment, mais que je continue à explorer.
Je travaille actuellement pour 4 ou 5 artistes professionnels. Ce sont eux qui m’ont contacté.
Pour certains sculpteurs, je réalise les photos destinées aux galeries d’art.
Par exemple, je travaille avec un sculpteur à Sourdeval : je m’occupe de ses photos, de l’envoi aux galeries et de la création de son book en ligne. Il ne gère rien de son côté : dans notre contrat, il y a les fichiers numériques et un tirage photo, mais il ne manipule quasiment jamais les fichiers.
Je travaille aussi avec une artiste en marqueterie.
Dans ce cas-là, je photographie ses œuvres, je prépare les fichiers pour l’impression, et elle les utilise ensuite pour créer des affiches qu’elle encadre et présente en salons ou en boutique.
La photographie peut avoir plusieurs rôles :
Il n’y a pas qu’un seul usage, tout dépend du besoin de l’artiste.
Oui, le fait de travailler avec des sculpteurs et des peintres m’a amené à fréquenter beaucoup de salons et de galeries d’art.
C’est comme ça que, il y a 7 ou 8 ans, j’ai commencé à peindre et à sculpter.
Un de mes clients, devenu un ami proche aujourd’hui (il a 82 ans) m’a vraiment poussé à me lancer dans ces pratiques.
Quand je parle de sculpture, il s’agit surtout d’assemblage, avec une dimension de dénonciation, notamment par rapport à ce qui se passe en France. Certains appelleraient ça de la mise en scène ou de l’installation.
Pour la peinture, je travaille essentiellement en abstrait, en me servant des couleurs comme langage principal.
Sur Nohô, je souhaite partager mes connaissances dans les domaines que je pratique, mais aussi ce que j’ai appris sur les galeries d’art, les salons, et les artistes de la région. Beaucoup de gens ne savent pas, par exemple, qu’il existe des salons très haut de gamme accessibles au public, comme celui du Couvent des Jacobins à Rennes.
Il y a aussi beaucoup de personnes qui n’osent pas entrer dans une galerie, qui pensent qu’il faut payer, ou que ce n’est pas pour elles.
Autre exemple : le musée des Beaux-Arts de Rennes est aujourd’hui gratuit, et pourtant beaucoup de gens pensent encore que ce n’est pas le cas.
Sur Nohô, c’est donc surtout une discussion, pour :
Et bien sûr, je peux aussi conseiller sur l’achat d’un appareil photo, sur des stages, ou sur des pistes pour débuter en photographie.
Oui. J’ai pratiqué la danse classique et j’ai une vraie passion pour la danse en général. Même si je ne la pratique plus aujourd’hui.
Dernièrement, j’ai commencé à réintroduire des danseurs dans les milieux urbains. Des lieux où, normalement, on ne danse pas : des parkings de supermarché, la gare d’Avranches, des espaces très bruts.
J’ai notamment travaillé avec un couple de tango. La photo que je vais t’envoyer a été réalisée pour une exposition dans un château. C’était une pose longue de trois secondes et demie. Pendant laquelle la danseuse a fait deux pirouettes. On avait fini le shooting principal, on était en avance, et on s’est dit : “tiens, on va tenter un petit délire”.
C’est souvent comme ça que naissent les images les plus fortes.
À travers son regard sur l’absence, l’espace et le mouvement, Christophe Lebreton explore une photographie sensible. A la croisée de l’art et de l’humain.
Son parcours nourri par la pratique, les rencontres et la curiosité, l’a conduit à devenir un véritable passeur. Entre artistes, galeries et grand public.
Sur Nohô, il ne s’agit pas seulement de parler technique ou esthétique, mais surtout de démystifier le monde de l’art. D’encourager la curiosité et d’ouvrir des portes à celles et ceux qui n’osent pas encore les franchir.
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