from Nohô
On Thursday 16 April 2026 at 18:00
Sur Nohô, chaque rencontre est une porte ouverte sur un univers. Ici, pas besoin d’être expert : il suffit d’être curieux. Des passionnés partagent ce qui les fait vibrer, et invitent chacun à découvrir ce qui les animent.
Aujourd’hui, on rencontre Albert, boxeur en pleine ascension vers le monde professionnel. Entre discipline, sens du contact et regard artistique, il nous partage sa vision singulière de la boxe… et bien plus encore.
Moi c’est Albert, j’ai 30 ans, bientôt 31 au mois d’août. Dans la vie de tous les jours, je suis réceptionniste de nuit dans un hôtel du 14e arrondissement de Paris. Je travaille du vendredi au lundi ou mardi matin selon les semaines. C’est un rythme particulier, mais ça me permet de financer mon quotidien, mon matériel… et surtout ma pratique de la boxe. Parce que oui, au fond, ce qui m’anime vraiment, c’est ça.
Ça fait environ 6-7 ans que je suis engagé dans un parcours amateur, et presque une dizaine d’années que je suis dans le circuit de la boxe. Je pratique la boxe anglaise, je vis à Puteaux et je m’entraîne à Boulogne-Billancourt, au Point de Départ Boxing Club. Aujourd’hui, je passe professionnel en 2026, avec 20 combats, 15 victoires dont 7 KO.
J’ai commencé comme beaucoup par le foot. Mais j’étais quelqu’un d’assez énergique, j’avais besoin de contact.
Mon père est karatéka, troisième dan de karaté shotokan, donc j’ai naturellement suivi cette voie pendant un moment. J’ai pratiqué jusqu’à la ceinture bleue, mais ça ne me correspondait pas totalement. C’était trop cadré pour moi. J’avais besoin de quelque chose de plus direct, de plus “punchy”. Un sport où ça s’envoie vraiment.
D’ailleurs, je me souviens qu’au karaté, on m’appelait déjà “le boxeur”. Comme quoi, c’était déjà là quelque part.
2026, c’est une année charnière avec mon passage chez les professionnels. L’objectif, c’est de faire une dizaine de combats sur la transition 2026-2027 et commencer à viser des titres européens, notamment la ceinture EBU (European Boxing Union).
J’aimerais aussi participer aux championnats d’Afrique avec l’ABU, et pourquoi pas un championnat intercontinental, même si ça sera probablement plus pour 2027.
À long terme, clairement : les championnats du monde. Peu importe la fédération, que ce soit française, anglaise ou américaine. Ce qui compte, c’est d’aller chercher ce niveau-là.
Pas vraiment. Les sports de combat sont différents d’autres sports comme le foot. Tant que ton corps suit, que tu es en forme et que tu es bien préparé, tu peux continuer. Il y a des boxeurs qui combattent jusqu’à 40 ans, parfois un peu plus. Mais ça demande une grosse vigilance sur la santé, notamment au niveau cérébral. Donc il n’y a pas de limite fixe, mais il faut être à l’écoute de son corps.
Pour l’instant, je ne suis pas dans une préparation intense liée à un combat précis, mais je suis quand même encadré. J’ai un staff avec mon coach principal, Philippe Gomez, et son assistant René Briero, qui est aussi le fondateur du club. On travaille à la fois sur la technique, le physique et le mental. Il y a les séances de sparring, les entraînements techniques… mais aussi tout le travail de fond en dehors.
Ce que j’aimerais proposer, c’est avant tout de la rencontre. Pour des personnes qui ne connaissent pas du tout les sports de combat, je peux proposer des initiations à la boxe, directement à la salle à Boulogne. Les gens viennent, participent à un cours, découvrent.
Mais au-delà de ça, ce qui m’intéresse vraiment, c’est l’échange. On peut simplement se poser, discuter dans la salle, partager nos univers. Moi, je ne suis pas dans une logique “toi tu fais ça, moi je fais ça”. Ce que je cherche, c’est créer des liens entre les passions.
Par exemple, entre la boxe et la peinture, ou d’autres formes d’art. Parce que moi, au-delà du sport, j’ai une vraie sensibilité artistique. J’ai un book professionnel, une vision où la boxe est liée à l’image, à la photographie. Je m’inscris dans une démarche visuelle, presque artistique. La photographie, notamment, prend une place importante dans ma façon d’exprimer la boxe.
Sur Nohô, chaque passion devient une expérience à vivre. À travers des rencontres comme celle avec Albert, on comprend que derrière un sport comme la boxe, il y a bien plus que la performance : une histoire, une sensibilité, une vision.
La boxe, souvent perçue comme brute, révèle ici une autre facette : une discipline exigeante, mais aussi un véritable terrain d’expression personnelle.
Et c’est tout l’esprit de Nohô : permettre à chacun de transmettre ce qui le fait vibrer, et à d’autres de venir découvrir, ressentir, et peut-être… se découvrir eux-mêmes à travers ces passions.
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