Aminata, alias DJ Aminator, Hôte Nohô à Rennes : slasheuse, DJ et passionnée de vie

Nohô

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On Friday 19 June 2026 at 14:34

DJ Aminator, Hôte Nohô à Rennes : rencontrer une DJ passionnée et désacraliser le DJing

Il y a des gens qui choisissent une passion et s’y tiennent toute leur vie. Et puis il y a Aminata. Assistante sociale pendant 17 ans, podcasteuse, organisatrice de festival, créatrice d’exposition et aujourd’hui DJ sous le nom de DJ Aminator : elle ne lâche rien et ne s’excuse de rien. À Rennes, elle propose sur Nohô une rencontre autour de sa dernière passion en date, le DJing, avec l’énergie et la générosité qui la définissent. Préparez-vous à danser, à réfléchir, et à repartir avec l’envie de tenter quelque chose.

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Aminata, j’ai 48 ans et toutes mes dents ! Je me définis comme une slasheuse depuis quelques années. J’aime bien aller toucher du doigt des sujets qui m’interpellent. Que ce soit parce que je les connais un peu et j’ai envie d’en savoir plus, soit parce que je les connaissais pas du tout et je me dis : pourquoi pas tester ça ? Globalement, quand je commence à maîtriser quelque chose, je fais toujours les choses comme ce que j’aurais voulu recevoir, c’est-à-dire ce qui m’a manqué. Dans la vie, je me dis toujours que la vie c’est un laboratoire. Je teste le truc, si je me sens bien dedans j’y vais. J’attends pas la perfection.

Quel a été ton parcours ?

Je suis un peu atypique dans le sens où j’ai une formation d’assistante sociale à la base, que j’ai exercée pendant plus de 17 ans. Aujourd’hui, je travaille à plein temps au département et j’utilise mes congés pour mes loisirs et activités. Depuis 2020, j’ai créé une entreprise de podcast qui s’appelle « Tout le monde passe sur le trône ». Je crée des médias pour des personnes ou pour moi, je fais de la formation auprès d’adultes, d’enfants et d’étudiants sur la question du podcast. J’organise chaque année un festival de podcast avec une amie. J’ai aussi créé il y a quelques années une exposition itinérante sur l’identité, pour aller à la rencontre des gens et leur demander de parler d’eux-mêmes.

Un apprentissage quotidien

Ce que j’ai appris au fur et à mesure, c’est oser avoir l’audace d’être soi. Je pensais pas que c’était quelque chose d’audacieux. Je me rends compte que les gens ont beaucoup de crainte par rapport à assumer qui ils et elles sont. Mon parcours c’est vraiment des petites briques de choses que j’ai envie d’apprendre au fur et à mesure. Et l’année dernière, tout en travaillant, j’ai obtenu une licence en communication par VAE, avec une mention. J’étais assez fière de ça.

Tu te définirais comme une multi-passionnée ?

C’était un peu une honte pour moi il y a quelques années, je n’osais pas trop l’affirmer. Et je me suis rendu compte que c’était juste que je pouvais rester 3 ou 4 ans sur une activité, mais que j’aimais bien en découvrir d’autres sans que ça me rende malade. J’ai appris à savourer le fait de vieillir, parce que je me suis rendu compte qu’on peut apprendre à n’importe quel âge. Et moi j’abandonne aucune compétence sur le chemin : assistante sociale je le suis plus, mais je suis capable de le faire. Podcasteuse c’est un peu en pause, mais je sais toujours podcaster. Et DJ en ce moment c’est l’activité un peu au-dessus du panier.

Comment es tu es devenue DJ ?

DJ ça m’intéressait pour plein d’aspects. Déjà j’adore les fringues et je voulais pouvoir m’habiller comme je veux, des habits de lumière encore plus poussés que ce que je fais dans la vie. Et surtout j’ai toujours été frustrée quand je participais à des DJ sets en tant que danseuse : les musiques sont coupées, pas au même rythme, beaucoup remixées. Je me retrouvais pas dans les musiques que j’aimais. Et j’ai beaucoup de mal avec les playlists 100% reggae, 100% hip-hop, 100% ceci ou cela. Donc je me suis toujours promis que moi je ferais des DJ sets comme j’aime danser : variés.

Une passion née d’un constat

Je me suis aussi rendu compte qu’il y avait peu de femmes DJ, qu’elles étaient pas toujours mises en avant. Et surtout que c’était un endroit où les femmes pouvaient se sentir illégitimes à cause de l’aspect technique. Dans un premier atelier que j’avais fait, beaucoup disaient qu’elles ne se lanceraient pas tant qu’elles ne seraient pas spécialistes de tous les boutons. Moi je me suis jamais dit ça. Quand je me suis lancée dans le podcast, pareil. Je teste, et j’y vais.

Que proposes-tu sur Nohô ?

J’ai envie de désacraliser l’activité. Je peux présenter le matériel de base, montrer que chaque personne peut avoir sa touche, dessiner son propre style. J’ai fait des prestations dans des endroits que j’aurais pas imaginés : un jardin privé, une assemblée générale. Il y a tellement de lieux où on peut utiliser le DJing que j’ai envie de partager ça, de montrer qu’on peut pas se limiter. Et surtout j’ai envie que les gens s’autorisent à valoriser leur travail : même quand on commence, on prend du temps à préparer, à télécharger des musiques. Tout travail mérite salaire. Moi ce que je veux dire aux gens qui viennent danser, c’est qu’on s’en fiche d’être un bon danseur ou une bonne danseuse. Ce qui m’intéresse, c’est mélanger les gens et les genres. McDo dit « venez comme vous êtes », moi c’est « venez danser comme vous avez envie de danser ». Le plaisir avant tout.

Quand la vie devient un laboratoire

Sur Nohô, certaines rencontres vous donnent envie de tout tester. Aminata est de celles-là. Pas une experte enfermée dans sa spécialité, mais une femme qui avance, qui apprend, qui partage, et qui croit profondément que tout le monde est capable de tout à partir du moment où on ose se lancer. Rencontrer DJ Aminator à Rennes, c’est repartir avec une platine dans la tête et l’envie de dire oui à la prochaine occasion qui se présente.

 

Et si, comme Aminata (voir son instagram) vous partagiez votre passion sur Nohô ? : inscris toi rapidement et crée ton annonce gratuitement sur Nohô.

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