Olivier Le Gal, Hôte Nohô à Port-Louis : écrivain de fantasy celtique entre contes bretons et arts martiaux

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On Friday 06 November 2026 at 10:59

Olivier Le Gal, Hôte Nohô à Port-Louis : écrivain de fantasy celtique entre contes bretons et arts martiaux

Il y a des histoires qu’on invente pour une petite sœur, et qui finissent en livres. Pour Olivier Le Gal, tout a commencé ainsi : un conte de petit dragon raconté mille fois, qu’il a fini par écrire pour ne plus le déformer. Aujourd’hui écrivain de fantasy celtique, chroniqueur sur le folklore breton, pratiquant de karaté depuis 30 ans et fondateur d’une maison d’édition, il reçoit à Port-Louis, dans le Morbihan, ceux qui veulent comprendre comment naît un univers et comment on devient auteur. Sur Nohô, il propose un échange comme on en vit au salon du livre, sans attendre le prochain salon.

Peux-tu te présenter ?

Je suis Olivier Le Gal, écrivain breton depuis 2015. J’ai commencé en autoédition, puis j’ai été publié par une maison d’édition. Quand elle a fermé, j’ai créé ma propre maison pour reprendre son concept de collection adaptée aux lecteurs dyslexiques.

J’écris de la fantasy celtique. Ma source d’inspiration principale, ce sont les contes et légendes de Bretagne, mais j’élargis à toute la sphère celtique. Je puise aussi dans ma pratique des arts martiaux, puisque je fais du karaté depuis 30 ans. J’écris et je publie depuis plusieurs années maintenant.

Comment est née cette passion pour l’écriture de fantasy ?

Elle est née dans l’enfance. Quand j’étais ado, je racontais des histoires à ma petite sœur, et elle réclamait toujours la même : celle du petit dragon. Elle n’est pas publiée, elle reste entre nous. Comme j’avais tendance à la déformer, je me suis dit que je l’écrirais pour ne plus la changer. C’est comme ça que j’ai commencé à écrire.

À l’âge adulte, après une période compliquée, je m’y suis remis sur un petit blog. Ça a plu, ça a trouvé son public, et des lecteurs m’ont demandé où trouver mon livre. Comme il n’existait pas encore, j’en ai fait un en autopublication. Tout a commencé comme ça.

Quel lien fais-tu entre les arts martiaux et tes scènes de combat ?

Un lien très fort. Dans la plupart de ce qu’on voit à la télévision, les combats ne sont pas réalistes. Un vrai combat ne dure pas quinze minutes, tenir deux minutes, c’est déjà énorme. Il faut quand même que ce soit visuel, donc mes scènes vont assez vite, mais chacune est directement inspirée de ma pratique.

Chaque fois que je rentre d’un entraînement, j’ai beaucoup d’inspiration. Le karaté est à la fois physique et spirituel, ce qui le rend extrêmement inspirant. Et comme ça fait 30 ans que je pratique, autant s’en servir.

Quels lieux ou quelles légendes te marquent le plus ?

C’est surtout le folklore. Je fais aussi des chroniques à la radio Océane sur le folklore et l’histoire de la Bretagne. La tradition bretonne est d’une richesse incroyable, avec énormément de créatures, comme les lavandières de nuit ou l’Ankou.

Je travaille d’ailleurs sur un projet qui ressemble à The Witcher : un chasseur de créatures fantastiques, dans la tradition bretonne. Il y a largement de quoi faire.

Pourquoi as-tu fondé une maison d’édition en 2025 ?

Mon éditeur avait dû fermer. Il avait lancé la collection adaptée aux lecteurs dyslexiques : des livres avec une mise en page plus grande, plus aérée, avec une police spécifique, pensés pour les personnes qui ont du mal à se concentrer. Je trouvais ce concept génial, et j’étais déçu que le livre que j’avais écrit pour cette collection perde sa maison d’édition.

En discutant avec d’autres auteurs, ils m’ont dit qu’ils avaient confiance en moi et qu’ils avaient des projets à m’envoyer. Fort de ce soutien et de l’expérience acquise auprès de mes précédents éditeurs, je me suis lancé. On a commencé à deux, aujourd’hui nous sommes huit, bientôt neuf. Ça grandit tranquillement.

Que proposes-tu sur Nohô ?

Je propose d’échanger sur la création, de motiver ceux qui rêvent d’écrire : lance-toi, fonce. J’ai moi-même traversé une période difficile avant de revenir à l’écriture, au karaté et à tout ce qui me faisait vraiment vibrer. Cette rencontre est aussi là pour des lecteurs car ils sont souvent curieux concernant le processus de création.

On peut parler du fonctionnement d’un écrivain, du processus de création, en sachant que chacun travaille à sa manière. C’est un échange beaucoup plus personnel, comme sur un salon du livre, sans avoir besoin d’attendre qu’il y en ait un près de chez soi. On parle de création, de la façon dont on écrit un livre.

Quand les légendes deviennent des livres

Sur Nohô, certaines rencontres donnent envie de se mettre à écrire. Celle d’Olivier Le Gal en fait partie. Que vous soyez lecteur de fantasy, amoureux des légendes bretonnes ou simplement curieux de savoir comment naît un livre, une heure avec lui à Port-Louis, c’est l’occasion de poser toutes vos questions à un auteur qui a fait le chemin de l’autoédition à sa propre maison d’édition. Et de repartir avec l’envie de franchir le pas.

Et si comme Olivier (voir son instagram) vous partagiez votre passion sur Nohô ? Créez gratuitement votre annonce en moins de 3 minutes.

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