from Nohô
On Monday 03 August 2026 at 13:34
Il y a des passions qui ne se limitent pas à une discipline. Elles ouvrent sur une culture entière, une philosophie, une façon d’être au monde. Pour Tristan, le Kung-fu est tout cela à la fois. Instructeur de trois styles traditionnels, il fait des allers-retours entre Sète et la Chine depuis 2024, portant avec lui quelque chose de rare : un accès direct aux sources authentiques d’arts martiaux que peu d’Occidentaux ont eu l’occasion d’approcher. Sur Nohô, il ne propose pas de se battre. Il propose de comprendre.
Je m’appelle Tristan Mouliot et je suis passeur de lien culturel entre la France et la Chine. Quand je suis en France, je mets en avant la culture chinoise. Quand je suis en Chine, je mets en avant la culture française. Je suis instructeur d’arts martiaux, troisième génération du clan Dai (代), de la province du Sichuan (四川), et dixième génération du BaJi Quan (八极拳) de la famille Wu (吴).
Mon parcours dans les arts martiaux a commencé très jeune, avec plusieurs disciplines : la savate, le sambo, le judo, et sept ans de gymnastique au sol et aux agrès. Il y a six ans, j’ai commencé le Kung-fu sérieusement, en cours particulier dans le style Shaolin. Mais ça ne correspondait pas vraiment à ce que je cherchais. Très rapidement, j’ai rejoint le club de la famille Wu à Sète, le club de BaJi Quan. Et depuis 2024, je fais des allers-retours en Chine pour approfondir mon apprentissage, six mois en France, six mois en Chine.
Le premier, c’est le BaJi Quan (八极拳), le style de la famille Wu (吴). C’est un style qui se transmet de père en fils depuis de nombreuses générations. Il est historiquement connu pour avoir été utilisé par les gardes du corps du dernier empereur de Chine, sous la dynastie Qing. C’est un style très explosif, qui m’a plu immédiatement.
Le deuxième, c’est le TaiJi Quan (太极拳), ou Tai-chi comme on dit en France, dans le style Chen. C’est ce qui parle au plus grand nombre, parce que tout le monde ne veut pas forcément la bagarre. Le TaiJi travaille sur les mécaniques internes et externes du corps. À mes yeux, c’est une discipline fondamentale, presque obligatoire, quelle que soit la voie qu’on choisit dans le Kung-fu.
Le troisième, c’est mon école principale : le DaiShiMen (代氏门), un style hérité du Mont Emei (峨眉山), montagne sacrée du Sichuan (四川), berceau du taoïsme, où se mêlent bouddhisme et taoïsme. Dans ce style, je suis troisième génération. Le Grand Maître Dai (代师爷) a quitté la montagne sacrée pour diffuser cet enseignement, et c’est Maître Li Quan (李全师父) qui enseigne désormais à Chengdu (成都). C’est là que j’apprends. C’est un style très martial, que je réserve plutôt aux personnes qui veulent vraiment développer des compétences de combat.
Mes objectifs sportifs sont liés à ma passion de manière générale : faire découvrir ces styles au plus grand nombre. J’ai participé à l’open national de Kung-fu en France en full contact, où j’ai terminé deuxième. Je participe régulièrement au festival des arts martiaux Rebels en Allemagne. Et mon objectif final, c’est de remporter le tournoi provincial du Mont Emei en Chine, ce qui équivaudrait à remporter un tournoi national en Europe, puisque la province du Sichuan est comparable en taille à la France.
Ce que je veux proposer sur Nohô, c’est une approche culturelle avant tout. Je sais que les personnes qui viennent veulent découvrir, pas se battre. Donc je mets en avant la culture, l’histoire, les principes de ces styles. Mon but, c’est aussi de démystifier le Kung-fu. Ces dernières années, il a souffert d’une fausse bonne image, notamment à cause du cinéma de Hong Kong, puis d’une vraie mauvaise image à cause d’escrocs qui inventent des théories sur les énergies et les médecines traditionnelles sans aucune base réelle. Moi je veux montrer le côté authentique, tel que je l’ai appris directement en Chine, dans les lignées qui remontent aux fondateurs. Et j’espère qu’à travers cette rencontre, les gens auront envie de venir au club de Sète, ou même de voyager en Chine.
Sur Nohô, certaines rencontres font voyager sans bouger. Celle de Tristan en fait partie. Pas une démonstration de cascades, pas une leçon de self-défense : une heure pour comprendre ce que le Kung-fu traditionnel est vraiment, d’où il vient, ce qu’il transmet. Avec quelqu’un qui a fait le chemin jusqu’aux sources pour vous le rapporter. Une expérience rare, à Sète.
Et si comme Tristan vous partagiez votre passion sur Nohô ? Créez votre annonce gratuitement en moins de 5 minutes.
from Nohô
On Monday 03 August 2026 at 13:34